Les abeilles, partenaires d’une offre de slowtourisme engagée ?

Voyageons autrement le répète en boucle dans nombre de ses derniers articles : au tournant de la crise sanitaire, les visiteurs recherchent aujourd’hui dans leur pratiques touristiques, une expérience, une proximité et une rencontre avec l’habitant, couplées à un retour vers la nature et les pratiques simples.

L’apiculteur évolue naturellement dans une relation avec ses abeilles (et ses clients), autour de la transmission, du partage, de l’expérience, de la sensibilisation à la nature.

C’est la raison pour laquelle on observe une augmentation d’initiatives d’apiculteurs qui s’orientent aujourd’hui également vers une offre touristique ancrée dans le territoire, en réponse à la recherche d’authenticité et de qualité des produits des consommateurs. De nouvelles occasions de sensibiliser au métier d’apiculteur, au rôle des abeilles et de les protéger.

En créant récemment une offre de tourisme sur la thématique du miel, CulturistiQ a voulu creuser le sujet et s’est intéressé de très près au monde des abeilles. Dans cet article, on en profite donc pour passer en revue plusieurs exemples d’apiculteurs novateurs qui proposent des offres de tourisme ou de service agro-écologique originaux et rappeler quelques fondamentaux !

Ruches d’exposition de la Fondation Good Planet

Portrait d’abeille

Avant de savoir si elles font de bonnes partenaires pour des offres de tourisme, qui sont réellement les abeilles ?!

« On domestique les abeilles pour prendre leur miel. En réalité, elles n’ont aucun besoin de nous… », résume Céline Pradelle, élève apicultrice au Rucher école du syndicat apicole de l’Aube. L’homme utilise les abeilles pour récolter le miel depuis des millénaires. Un travail qui requiert beaucoup d’attention et de respect.

Une abeille vit entre 8 à 10 semaines, soit environ 40 jours. Elle effectue au total 6 métiers réalisés au cours de sa vie. « Le Graal, c’est le titre de butineuse » ! Les abeilles volent jusqu’à 4 km. L’avantage des villes c’est qu’elles trouvent des fleurs partout, c’est un paradis : balcons, parcs, parterres. Alors que dans les champs, la floraison ne dure qu’un temps. Dans sa vie une abeille récolte… 5 grammes de miel !

La notion de communauté est primordiale. C’est ensemble qu’elles peuvent survivre, chacune faisant sa part pour produire le miel et la gelée royale.

Il existe trois types d’abeilles :

  • La reine, longue et fine
  • Les abeilles classiques
  • Les mâles qui servent uniquement à féconder et représentent un pourcentage infime de la population de la ruche. Une ruche d’abeilles non fécondées ne produit que des mâles, on parle alors d’une « ruche bourdonneuse »

Les abeilles se nourrissent de miel. La reine en revanche, est nourrie exclusivement de gelée royale. Elle vie 4 ou 5 ans. Elle n’est fécondée qu’une seule fois dans sa vie lors de son vol nuptial et de cette fécondation naitront 2000 œufs par jour ! Son stock de ponte est prévu génétiquement pour cinq ans mais depuis quelques années, la fécondité baisse après la seconde année.

Les abeilles n’aiment ni la pluie, ni le vent, ni le froid. Elles souffrent des printemps pluvieux qui délavent les fleurs sur lesquelles elles ne peuvent plus s’accrocher pour tirer le pollen. Dans ce cas, l’apiculteur doit intervenir pour les nourrir avec un peu de sirop.

S’il existe 30000 espèces dans le monde, en France on en retient deux :

  • La noire, locale moins productive
  • La buckfast, jaune, hyper productive mais plus fragile

Donc des partenaires plutôt sensibles voire fragiles mais organisées, motivées et efficaces, symboles d’un environnement naturel et d’une promesse de tartines onctueuses quel que soit leur pays ou leur culture d’origine !  

©Le Moulin Barbotte

Le Moulin Barbotte, une initiative d’accueil touristique et pédagogique innovante autour du miel, à Nesle-la-Reposte

Dans une autre vie, Xavier Prouvost était informaticien. Il a bénéficié du plan social de son entreprise parisienne en 2017 pour se reconvertir et se lancer dans l’apiculture aux confins de l’Aube, de la Marne et de la Seine et Marne à Nesle-la-Reposte, charmant petit village boisé.

En 2014, il fait ses débuts dans l’apiculture et rachète en 2015 le domaine du Moulin Barbotte avec 3 ha de propriété. Il s’installe en SARL pour exploiter ce site en proposant un accueil dédié autour du miel et du métier d’apiculteur, avec animations et ventes. Sa production est gérée par une Entreprise Individuelle. Dans la forêt de la Traconne de 6500 ha en convention avec l’ONF, il dispose de 80 ruches et d’une vingtaine d’autres sur la propriété aujourd’hui aménagée.

Le site se déploie autour de l’ancien moulin de l’abbaye construite au Moyen-Âge. La rivière locale, la Noxe a alimenté depuis cette époque jusqu’à 17 moulins. Parallèlement à la production de miel et l’accueil sur site, le projet de Xavier est également de restaurer ce patrimoine : la roue de l’ancien moulin mesure 5 m de diamètre et elle mérite d’être remise en état. Dans cette optique, il a entrepris un partenariat avec les élèves du Lycée professionnel d’Epernay pour la reconstruire et entamé des recherches de financement pour la roue et du bâtiment.

En parallèle à l’installation et à la gestion de ses ruches, Xavier a lancé des travaux pendant deux ans pour organiser l’accueil des publics sur le site : un parking pour les bus à l’extrémité de la propriété et de l’autre, une aire de jeux pour enfant le long de la Noxe, des élevages de petit bétail, chèvres et alpagas dans des enclos arborés. Plusieurs containers de transport maritimes sont détournés de leur usage initial et bardés de bois pour loger la cuisine du snack, la boutique et l’exposition sur les abeilles. Il installe également des tables en bois pour déjeuner, un amphithéâtre qui descend vers la Noxe pour proposer concerts et spectacles. Enfin, il transforme une ruche classique en ruche « exposition » pour permettre aux visiteurs d’observer se habitantes à travers des parois vitrées. Aucun risque de piqûre puisqu’une cheminée permet de diriger les butineuses vers le haut et non au niveau du visage.

Le site est ouvert depuis 2020. Il accueille les visiteurs d’avril à septembre, le week-end et les vacances scolaires et c’est un succès. Les classes, les touristes, affluent, notamment à l’occasion de la tenue d’évènements particuliers, tel que le dernier marché de Noël malgré la situation sanitaire. Outre une petite restauration, Xavier propose des ateliers de 2 heures qui incluent une observation des abeilles et l’extraction du miel, de petites expériences manuelles (découpages, jeux…) et une dégustation de sa production.

Il produit du miel polyfloral, récolté en fin de saison, moins cher. Et du miel monofloral, provenant du nectar d’une seule fleur : acacia, colza, ronces, châtaignier – dont le goût est très prononcé, qui se réalise en plusieurs petites récoles au printemps et en été.

Avec ses deux salariés, il chouchoute ses 3 millions d’abeilles et effectue 5 à 6 récoltes par an soit une production d’une à deux tonnes de miel.

Son courage, sa passion, son expertise, lui ont permis de proposer deux volets d’activité qui s’imbriquent parfaitement. Ses compétences en informatique l’ont immédiatement démarqué sur internet et les réseaux sociaux. Fédérateur, volontaire, il s’est entouré d’une bonne équipe et donne corps à des partenariats originaux avec une vision globale, un sens de l’accueil, une offre organisée et un concept engagé. Il s’est longuement penché sur la dimension de l’accessibilité, de la transmission et de la valorisation du territoire local.  

Céline Pradelle, opération essaimage

Voyage au cœur de la ruche

Interview de Céline Pradelle. Elève du Rucher Ecole du Syndicat Apicole de l’Aube, Parc des Moulins

Céline Pradelle est élève apicultrice auprès du Syndicat Apicole de l’Aube qui compte 250 adhérents. Chaque année 30 élèves suivent les cours du Rucher école. Le Syndicat organise des Portes ouvertes pour attirer les curieux et sensibiliser au métier d’apiculteur et à la protection des abeilles. L’école comprend 15 ruches situées au Parc des moulins de Troyes. Les samedis, de février à septembre, les élèves sont invités à réserver leur créneau pour trois heures d’apprentissage.

Le travail d’apiculteur est très saisonnier. « Pendant l’hiver, il ne se passe rien » explique Céline Pradelle, « mis à part veiller à bien nourrir ses abeilles et protéger la reine, car si elle meurt au printemps, il n’y a plus de ponte et celles qui restent quittent la ruche ».

Aussi l’apiculteur commence par un diagnostic de sa ruche. En examinant sa configuration, il étudie le stade d’évolution de la ruche pour accompagner au mieux les abeilles dans leur production. On dit que l’apiculteur « conduit le rucher ». Il doit notamment maintenir la température interne minimale à 13 ou 14°C pour conserver sa ruche, veiller à la protéger du vent et de la pluie. Dans de bonnes conditions, la reine pond régulièrement. Le couvain se développe. Si la place vient à manquer, les abeilles peuvent essaimer de manière autonome, c’est-à-dire qu’elles sortent en groupe de la ruche et s’installent provisoirement 24 heures sur une branche en attendant que des éclaireuses trouvent un site idéal. Le rôle de l’apiculteur est alors de les récupérer pour leur proposer une ruche voisine. 50% des naissances sont emmenées en essaimage d’avril à juin. Pour gagner de la place avant que les abeilles décident d’essaimer, l’apiculteur peut décider de rajouter un nouveau cadre ou déplacer un cadre du couvain dans une ruche voisine.

Sans reine, pas de ruche. Si elle a quitté la ruche faute de place, le rôle de l’apiculteur est d’aider les abeilles à « fabriquer » une nouvelle reine à partir des œufs en la nourrissant de nectar, un breuvage très fragile. Une reine qui reforme un essaim ailleurs est souvent vieillissante et cet essaim sera plus faible. Et une ruche faible produira évidemment moins de miel.

Le métier d’apiculteur est donc un métier d’observation qui requiert une vigilance de chaque instant, beaucoup de concentration et de capacité d’analyse pour un accompagnement précis. La prise de risque n’est pas neutre. Pour comprendre, il faut expérimenter. Céline Pradelle estime qu’il faut dix ans pour maîtriser le métier. L’essaimage s’élève par exemple au range d’« art » : il s’agit de faire rentrer la reine et d’attendre que l’essaim prenne le même chemin. Il faut compter… quatre heures pour récupérer un essaim.

L’apiculteur réserve le corps de ruche exclusivement aux abeilles. La récolte pour l’homme se réalise dans la hausse ou les hausses dans lesquelles les abeilles peuvent produire entre 15 à 20 kg de miel par saison. On sait que la ruche est pleine et que la récolte est prête lorsque les cadres sont collés les uns aux autres.

Les récoltes sont alors effectuées à deux moments clés : au printemps, on obtient un miel plus frais, moins prononcé. En été, le miel est plus lourd, plus parfumé, plus solide

Les cadres sont positionnés dans l’extracteur qui extrait le miel des alvéoles en cire fabriquées par les abeilles.

Céline Pradelle entame sa 4e année d’élève apicultrice ! Lors de ses débuts elle possédait deux ruches dans son jardin. Pendant la deuxième année, elle a récupéré plusieurs essaims qui lui ont permis de racheter des corps de ruche pour entamer la troisième. Elle a également investi dans un extracteur (entre 400 et 600€) et possède aujourd’hui six ruches.

Enseignante et podcasteuse dans la vraie vie, le travail avec les abeilles la détend et la fascine. Elle est passionnée par leur organisation, leur instinct de survie et leur travail collectif exclusivement dédié au service de la reine. Naturellement, la curiosité s’est muée en une forme de militantisme : aujourd’hui elle choisit des plantes mellifères pour ses parterres de fleurs, éduque ses voisins et ses amis pour éviter la tonte systématique des pâquerettes et pissenlits des jardins et se réjouit de voir s’installer de plus en plus de ruches en centre-ville. « Faire une récolte c’est la récompense de la bonne conduite de la ruche » sourit-elle après de premières récoltes de plus de 15kg par an !

Nouvelles ruches de l’Hérault

Sainfolia, agriculture verte et miel authentique

Sainfolia est une Coopérative agro-écologique située à Viapres-le-Petit dans l’Aube dirigée par Pascale Gombault, agricultrice entreprenante, innovante et audacieuse, qui remet à l’honneur le sainfoin. Disparue en 1945, cette plante est peu à peu remplacée par la luzerne. Pourtant elle est un puissant antiparasitaire, une plante médicamenteuse par excellence et très vertueuse pour l’environnement.

En 1793 un traité est écrit sur le sainfoin et ses vertus en Champagne, que l’on peut retrouver dans le fonds de la Médiathèque Jacques Chirac avec d’autres ouvrages de botanique antérieurs vantant les propriétés de la plante.

Depuis 2015, Sainfolia a relancé la production de sainfoin et multiplié ses usages de manière transversale. Elle fabrique notamment des granulés destinés au bétail, plus efficaces que le frais. Le produit Vitifolia permet également de tuer la nématose de la vigne. L’entreprise investit dans la recherche à temps plein (en partenariat avec l’INRA depuis 2008) et s’inscrit dans l’Economie Sociale et Solidaire autour de l’innovation agro-écologique. En 2012, elle reçoit le prix du Développement Durable grâce au positionnement du sainfoin comme un axe majeur de diversité. En 2017, la filière sainfoin est reconnue par le ministère de l’agriculture. Sainfolia possède le leadership européen, avec une présence en Champagne, en Bourgogne et dans le Périgord.

…Connaissez-vous la qualité particulière du sainfoin ? Il est tout simplement la plante préférée des abeilles ! Sainfolia intègre donc naturellement une ferme apicole pour produire un miel rare et original qui est distribué dans les boutiques de l’Aube et apprécié des aubois et de leurs visiteurs.

En 2019 l’entreprise comptait quatre employés et regroupait 80 agriculteurs sur 700 ha et 400 ruches ! Elle milite et fédère autour de l’agro-écologie et de l’agriculture responsable et fait visiter la miellerie selon les disponibilités des apiculteurs et la saison.

Rencontre Patrimoine « Abeilles, Ruches et Rachi »

« Abeilles ruches et Rachi », concept de Rencontre Patrimoines par CulturistiQ et Le Moulin Barbotte

Au Moyen-Âge, le miel est essentiel dans les pratiques culinaires, le sucre n’existant pas encore en Europe. Les textes et recettes racontent les façons dont on le produit et l’utilise. On retrouve notamment de nombreux témoignages dans les écrits de Rachi et de ses disciples* dans leurs commentaires du Talmud et de la Bible et leurs responsa (échanges épistolaires entre savants sur des questions pratiques ou d’exégèse).

Lorsque l’idée de parcours croisés autour des patrimoines de l’Aube a germé en 2020 parmi les offres touristiques qui permettraient de faire connaître Rachi, ses écrits et le territoire de l’Aube, dans le cadre de la Route médiévale de Rachi en Champagne**, un parcours autour du miel s’est imposé d’office ! Le petit faible de Rachi lui même qui rafolait des noix au miel, son dessert préféré, est même parvenu jusqu’à nous !

Aussi, en collaboration avec le Moulin Barbotte de Nesle-la-Reposte, CulturistiQ propose 1h30 de visite du site apicole avec dégustations et visite de ruches. La visite renseigne sur les techniques et les usages des apiculteurs médiévaux et d’aujourd’hui, pour remettre ce savoir-faire à l’honneur et découvrir les secrets qui se cachent derrière le miel et sa dégustation.

Des rencontres qui s’adaptent à tous les publics et qui permettent au-delà du miel, de proposer une offre de slowtourisme et de tourisme rural à la rencontre d’un métier, d’un territoire et d’une approche plus verte du tourisme.

* célèbres exégètes juifs de Champagne XIe-XIIIe siècles

**Itinéraire européen du patrimoine juif dans l’Aube porté par l’Agence départementale du Tourisme de l’Aube et piloté par CulturistiQ

La Ruche de la Fondation Good Planet

« La Ruche » de la Fondation Good Planet

L’ancien pigeonnier de la Tour du Domaine de Longchamp à Neuilly, abrite aujourd’hui une étonnante exposition intitulée « La Ruche ». Les abords de la tour donnent le ton avec une ribambelle de ruches provenant du monde entier. Pénétrer dans la tour offre un regard à 360°C sur le monde de l’abeille avec une scénographie murale qui recense des données essentielles et présente des maquettes géantes de l’insecte. L’ancien ascenseur est mis en scène : il prend la forme de cadres géants de 12 mètres de hauteur, aux couleurs chaudes du miel et s’illumine doucement au son régulier d’un enregistrement de vrombissement d’abeilles. Cette installation, œuvre collective réalisée par quatre artistes, se compose de 60000 alvéoles de résine recyclée !

L’objectif de Good Planet : créer un site immersif pour sensibiliser les publics et contribuer à protéger les abeilles, voire susciter des vocations grâce à des visites le week-end et des ateliers avec des apiculteurs à l’école du Rucher. Une offre ludique mais engagée, car l’école rappelle avec urgence que « 35% de la production mondiale de nourriture dépend directement des insectes pollinisateurs dont les abeilles qui en assurent à elles-seules plus des ¾et que près de 30% des colonies d’abeilles meurent chaque année en France ».

Boutique du Moulin Barbotte ©Moulin Barbotte

Des idées et des offres engagées qui essaiment jusque dans les villes

Aujourd’hui, un mouvement s’est amorcé pour populariser les ruches et réinvestir la relation avec les apiculteurs et leurs protégées : elles s’implantent en ville et peu à peu dans les entreprises, collectivités ou bâtiments officiels. Les musées ne sont pas en reste : ils accueillent à Paris de nombreuses ruches dans leurs jardins (IMA), leurs souterrains (Catacombes de Paris) ou sur leur toit (Musée d’Orsay ou 11 Conti) de manière discrète avec notamment le Miel de Paris sur l’excellente initiative d’Audric de Campeau.

Le dernier numéro de Fémina vante les nouvelles offres « d’apithérapie » telles que le « yoga des abeilles », les « cures détox avec les abeilles » ou encore les « chambres à abeilles » pour couper court au stress ! Tout un programme d’avenir pour ces expériences de tourisme bien-être qui commencent à voir le jour en France, un concept déjà répandu en Europe de l’Est… Apparemment les abeilles ne s’en plaignent pas et poursuivent leur labeur avec assiduité, invariablement !

« Organisées, volontaires, féministes, les abeilles ont tellement à nous apprendre », déclare Félicie, néo-apicultrice de l’Hérault rencontrée récemment. Ces apiculteurs engagés ne se limitent pas à la production. Leur choix de vie non conventionnel s’organise presque autour de la ruche ! Sensibles aux problèmes de l’environnement et à la survie des abeilles, ils proposent une vraie transmission et une philosophie du métier à leurs amis, familles et clients, après une formation de rigueur. A leur tour, ils s’engagent dans une démarche de transmission pour valoriser le métier et l’agriculture verte et parfois, sautent le pas pour en faire un sujet de tourisme différent.

Cet article ne donne qu’un aperçu très réduit des offres qui s’étoffent en France. Une cartographie des mielleries qui se visitent ou qui innovent mériterait de voir le jour pour une plus grande visibilité et proximité avec les publics, une façon de mieux sensibiliser et de valoriser au cœur des territoires, la production locale et la sensibilisation à la protection des essaims et au travail fondamental des apiculteurs.

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Par Delphine Yagüe
Delphine YAGÜE a créé CulturistiQ Laboratoire culturel en 2016.

Elle combine une double approche en marketing et en histoire des sociétés et religions, de belles expériences dans la gestion de projets culturels et touristiques et une âme de voyageuse.